Running & Trail

TOUT LE MONDE PEUT-IL COURIR UN ULTRAMARATHON ? OU PLUTÔT… TOUT LE MONDE DEVRAIT-IL LE FAIRE ?

Par Magda Sochacka
— Coach Sport Santé & Endurance
4 minutes de lecture
— Mis à jour le 19 octobre 2026
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J’ai l’impression que, ces dernières années, les ultramarathons sont devenus presque banals.

Autrefois, courir 100 kilomètres suscitait un immense respect. Aujourd’hui, quelqu’un commence la course à pied, enchaîne quelques 10 km, un marathon… et le voilà déjà en train de consulter le calendrier des ultras.

Et tant qu’à faire, autant viser directement un gros défi, parce que 50 kilomètres, finalement, ça n’impressionne presque plus personne !

Soyons clairs : je n’ai absolument rien contre les objectifs ambitieux.

Mais dans cette course aux kilomètres, n’aurions-nous pas perdu quelque chose de bien plus important ?

 

Le respect de la distance. Et surtout, le respect de notre propre corps.

Un ultra, ce n’est pas seulement un mental d’acier, de la détermination et la capacité à supporter la souffrance.

C’est souvent le résultat de plusieurs années de préparation, de développement de l’endurance et d’adaptation progressive des muscles, des tendons, des os et de l’ensemble de l’appareil locomoteur.

On peut améliorer sa condition cardiovasculaire relativement rapidement.

Mais le problème, c’est que nos os et nos tendons ne progressent pas toujours aussi vite que nos ambitions.

J’ai vu des fractures de fatigue et des blessures sérieuses mettre fin non seulement à des projets de course, mais aussi à l’envie de poursuivre cette magnifique passion.

À cela s’ajoutent les erreurs alimentaires : apports énergétiques insuffisants sur la durée, régimes d’exclusion mal équilibrés, carences en fer, en calcium ou en vitamine D…

Des problèmes qui peuvent s’installer silencieusement pendant des années, jusqu’au jour où le corps finit par dire STOP.

 

Parce qu’on ne peut pas tricher éternellement avec son organisme.

 

Mais il existe encore quelque chose qu’on ne peut ni développer en quelques mois d’entraînement, ni apprendre simplement en regardant des tutoriels sur Internet.

L’EXPÉRIENCE.

Un ultramarathon peut nous surprendre au moment où l’on s’y attend le moins.

Un changement brutal de météo, un terrain verglacé ou particulièrement technique, des frottements, des ampoules, des douleurs musculaires, des troubles digestifs, un froid glacial ou une fatigue extrême après plusieurs dizaines d’heures de course…

Et parfois, une crise si profonde qu’on n’aurait même pas pu l’imaginer avant de la vivre.

C’est précisément dans ces moments-là que l’expérience et la force mentale prennent toute leur importance.

Ce n’est pas toujours celle ou celui qui possède les jambes les plus puissantes qui s’en sort le mieux.

Souvent, c’est la personne qui a déjà traversé des situations similaires, qui sait garder son calme, s’adapter aux conditions et prendre des décisions raisonnables.

 

Mais attention !

Avoir un mental solide, ce n’est pas seulement savoir serrer les dents et continuer coûte que coûte.

C’est aussi avoir le courage de se dire : STOP.

Parce que toutes les douleurs ne doivent pas être ignorées.

Et tous les obstacles ne méritent pas d’être franchis à n’importe quel prix.

Oui, on peut courir 100 kilomètres après seulement une année de pratique.

On peut même terminer cette distance avec un chrono tout à fait honorable.

Mais est-ce que cela signifie réellement que notre corps était prêt ?

 

Terminer un ultramarathon n’est pas toujours la preuve d’une bonne préparation. Parfois, c’est simplement la preuve que notre organisme a réussi à survivre à l’effort.

 

J’ai derrière moi plusieurs belles années de course à pied et de nombreux ultramarathons, dont certains particulièrement longs.

Et vous savez quoi ?

Plus j’accumule de l’expérience, plus mon respect pour la distance grandit.

Alors aujourd’hui, je vais dire quelque chose qui ne plaira peut-être pas à tout le monde.

 

NON, TOUT LE MONDE N’A PAS BESOIN DE COURIR DES ULTRAMARATHONS !

On peut être une excellente coureuse ou un excellent coureur sur 10 km, sur semi-marathon ou sur marathon.

On peut prendre un plaisir immense à courir toute sa vie sans jamais prendre le départ d’un 100 kilomètres.

Et cela ne fait de personne une moins bonne sportive ou un moins bon sportif.

Parce qu’une médaille à l’arrivée, c’est un magnifique souvenir.

 

Mais la plus belle victoire, c’est de pouvoir continuer à courir, en bonne santé, pendant encore de nombreuses années.


ET TOI, QU’EN PENSES-TU ?

Est-ce qu’aujourd’hui, nous nous lançons trop facilement sur des distances de plus en plus longues, sans prendre le temps de construire les bases nécessaires ?

Et si nous apprenions à courir autrement ?

🏃‍♀️ Tu veux t’entraîner intelligemment, progresser à ton rythme et limiter les risques de blessures ?

🏔️ Tu rêves de courir ton premier 10, 20, 40 ou 80 km, en arrivant à la ligne d’arrivée avec le sourire plutôt qu’en étant complètement épuisée ?

💗 Ou peut-être souhaites-tu simplement rencontrer d’autres femmes, t’entraîner en groupe, partager des moments sportifs et faire partie de notre belle communauté Fit & Furious Paris ?

 

Écris-moi !

 

Ensemble, nous construirons une stratégie d’entraînement progressive, adaptée à ton niveau, à tes objectifs et surtout à ton corps.

Parce que courir plus loin, c’est bien. Mais courir longtemps, avec plaisir et en bonne santé, c’est encore mieux !

Magda
Coach Sportive – Endurance, Trail & Running
MagdaMove | Bouger – Respirer – Vivre

🌐 www.magdamove.com